Pourquoi le QAQC est une exigence de reporting, pas une formalité
Selon JORC et NI 43-101, une personne compétente ou qualifiée doit pouvoir affirmer que les données d’échantillonnage sous-tendant une ressource sont fiables. Cette affirmation n’est défendable que si les contrôles qualité ont été insérés dans le flux d’échantillonnage et suivis tout au long de la campagne — pas reconstruits après coup. Concrètement, chaque lot envoyé au labo porte des matériaux de référence certifiés (standards), des blancs et des duplicatas, et chaque lot revenu est contrôlé avant que les analyses soient jugées fiables.
Les trois types de contrôle et ce que chacun détecte
Les standards testent l’exactitude : un matériau de référence certifié a une teneur connue, donc un résultat hors de sa fenêtre de tolérance signale un biais analytique ou un échantillon interverti. Les blancs testent la contamination : un matériau stérile qui revient avec de la teneur indique une contamination croisée en préparation ou sur l’instrument. Les duplicatas testent la précision : ré-analyser le même matériau — duplicatas terrain, grossiers ou pulpes — révèle la répétabilité de toute la chaîne. Un bon programme QAQC insère les trois à un taux défini (souvent environ un contrôle pour vingt échantillons) et fixe les règles de réussite/échec avant l’envoi du premier lot.
Surveiller avec des cartes de contrôle, pas des tableurs après coup
Les cartes de contrôle transforment les résultats bruts en un signal exploitable : les standards tracés contre leur moyenne certifiée avec des limites à ±2 et ±3 écarts-types rendent la dérive et les échecs isolés évidents le jour où un lot revient. Un suivi continu permet de mettre en quarantaine et de ré-analyser un lot suspect tant que le matériau est disponible — bien moins coûteux que de découvrir un biais systématique à l’estimation de ressource. GeoMate embarque 25+ règles de validation (collar, survey, intervalles, analyses, récupération, structure), avec tracé QAQC et auto-correction, pour que cette surveillance fasse partie du travail quotidien plutôt que d’une course de fin de mois.
Faire de la piste d’audit un sous-produit du travail
La dernière exigence est la traçabilité : un auditeur doit pouvoir remonter de n’importe quelle analyse à son lot, ses contrôles et les décisions prises. Lorsque validation, cartes de contrôle et enregistrements d’envoi vivent dans une seule base plutôt que dans des tableurs épars, le rapport d’audit est généré depuis la source même où l’équipe travaille chaque jour. Le générateur de rapport d’audit et QAQC de GeoMate produit exactement cela — un document orienté JORC / NI 43-101 assemblé depuis les données vivantes, pour que le rapport reflète la réalité plutôt qu’un instantané retouché à la main.